Demain, Antoine démarre une formation professionnelle qui va durer toute la semaine. Celle-ci a lieu à Montréal. Son patron a proposé que je l'accompagne, ce que nous avons accepté, bien sûr. D'abord parce qu'il était hors de question d'envisager de vivre une semaine loin l'un de l'autre. Ensuite, pour moi qui aime tant découvrir de nouveaux endroits et faire du tourisme, c'est l'occasion.
Cet après-midi, pour nous rendre à Montréal, nous avons embarqué aux alentours de 15h à bord d'un car de la compagnie Orléans Express qui assure la liaison Québec-Montréal en 3 heures (autant qu'en train) avec des départs toutes les heures. Nous avons opté pour le car pour échapper à un voyage chaotique dû à une signalétique très capricieuse (comme nous en avons tant fait l'expérience) et, soyons honnêtes, à notre sens de l'orientation pas toujours parfaits. Ce moyen nous évitait aussi les désagréments de la circulation et du stationnement à Montréal. De toute façon, il y avait fort à parier que nous n'aurions pas besoin d'être motorisés une fois sur-place, d'autant que l'hôtel est en centre-ville. Au pire, il y a le bus et le métro. Enfin, sur la route, en regardant où était situé le lieu de formation d'Antoine par rapport à l'hôtel, on s'est rendu compte que c'était tout à côté.
Nous avons fait un très agréable voyage, profitant d'un soleil magnifique dans le confort qu'offrait le car. Nous avons pu constater que la neige commençait à laisser place à la terre et à la verdure (pas encore tout à fait verte, mais laissons-lui le temps), et que le St-Laurent et les autres cours d'eau rencontrés sur la route étaient dégelés. Nous avons même aperçu des biches, me semble-t-il (pardonnez-moi mes connaissances animalières limitées).
Une fois arrivés à Montréal, nous sommes allés à l'hôtel à pied. Premières impressions de cette mini-balade ? On se croirait à Paris. Autrement dit, on n'a pas été super-emballés. Ce n'est pas chaleureux, mais plutôt impersonnel comme le sont les grandes métropoles. Il y a constamment en bruit de fond le bruit de la circulation routière. Les rues avec leurs immeubles ne sont pas très jolies. C'est gris. On ne se sent pas en sécurité. Les trottoirs sont terrain miné : il faut bien regarder où on met les pieds afin d'éviter tant bien que mal les crottes de chien. Sur le peu de chemin que nous avons faits, nous avons croisé plusieurs sans-abris (à notre arrivée à Québec, on se demandait où ils étaient ; on a la réponse). Détail intéressant qui illustre bien la différence entre Québec et Montréal, et plus particulièrement entre les mentalités : à Québec, la première fois que nous avons pris le bus pour aller au centre commercial, on n'a pas eu besoin de demander quoi que ce soit que la passagère devant nous, nous ayant entendu sans doute, nous a dit où nous arrêter ; alors qu'ici, on avait pourtant entre les mains grand ouvert un plan de la ville, personne ne s'est arrêté pour savoir si on avait besoin d'aide. Il faut dire aussi que un passant sur deux parle anglais. Autre détail assez flagrant : l'accueil à l'hôtel qui n'a pas du tout été le même qu'à Québec. Pourtant, dans les deux cas, il s'agit d'hôtel Marriott.
Il ne s'agit là que de nos premières impressions. Et j'espère bien changer d'avis lors de mes visites que je vais attaquer dès demain matin.
dimanche 30 mars 2008
En route pour Montréal
Libellés : Vie quotidienne
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