dimanche 4 octobre 2009

Observation des baleines

De mai à octobre, le Saint-Laurent est l'un des meilleurs endroits au monde pour l'observation des baleines de par la forte concentration de poissons et planctons résultante de la marée, du relief sous-marin et des courants. Sont présents la baleine bleue, la baleine à bosse, le gibard, le rorqual commun, le petit rorqual, le dauphin et le phoque, en plus du béluga qui réside dans le fleuve à l'année. La période la plus propice pour voir toutes ces espèces simultanément se situe en septembre et octobre, mise à part la baleine à bosse que l'on ne peut voir qu'occasionnellement. C'est pourquoi, pour optimiser nos chances, nous avions attendu l'automne pour planifier cette excursion. Était-ce une erreur ?

Dimanche, nous voilà donc partis avec nos colocataires du moment pour la région phare de l'observation des baleines, les alentours de Tadoussac. Mère Nature n'était effectivement pas clémente. Pas grave ! Car les baleines adorent la pluie, alors les statistiques nous étaient encore plus favorables ! Et nous connaissions ce risque en projetant cette virée si tard dans l'année. Hélas, l'autre conséquence, c'est que notre croisière en zodiac a été modifiée pour une croisière dans un bateau. Certes, avec une température de 7°C (soit, sur l'eau et avec le refroidissement éolien, autour de 0°C), ce changement de programme a été une bonne chose. Mais passer d'une croisière sportive avec observation à flanc d'eau à une croisière confort sans la possibilité d'être proches des baleines a été une première déception pour Antoine et moi.









Ensuite, ce « safari visuel », comme le dit la brochure, s'est transformé en partie de « Où est Charlie ? ». Au cours des trois heures qu'a duré la croisière, on a vu des phoques, quelques petits rorquals et, au bout de deux heures, un rorqual commun en train de déjeuner. On n'est donc pas rentrés bredouilles (ou broucouilles), et on ne peut rien contre les lois de la nature. Mais on ne peut s'empêcher d'être un peu déçus, surtout par rapport à ce qui est décrit, à savoir la probabilité de voir « souvent » des baleines bleues, des dauphins, des rorquals, etc, en plus du fait qu'on était plus loin que ce qu'on aurait été en zodiac et qu'on a passé le reste de la journée en voiture pour faire les six heures et quelques de route. Bref, tout ça mis bout à bout, nous voyons notre verre à moitié vide cette fois-ci.









Pour compenser notre morosité, Annie et Jean-Marc ont été contents, eux, et d'ailleurs, Jean-Marc a fait de très belles photos. Antoine et moi pourrions tenter notre chance une prochaine fois. Mais nous avons fait une constatation assez drôle : entre les baleines qui sortent timidement, les orignaux qui se cachent au parc de la Jacques Cartier et les bisons qu'on ne voit pas au parc aux bisons, la coïncidence est trop évidente pour ne pas penser que les animaux nous boudent.

On garde le sourire !

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Ah vous me faites bien rire j'adore comment vous racontez votre deception mais j'imagine bien que quand tu attends quelque chose et que ca ne vient pas ya de quoi avoir les boules gros bisous
Sandrine