Hier, Guillaume a repris l'avion pour Paris. Mais, Antoine et moi ne nous sommes pas sentis seuls pour autant, puisque Sandrine était arrivée la veille, jeudi après-midi. Et quelle péripétie !
Heure d'arrivée prévue : 15h10. Je suis donc là à 15h, impatiente. A l'aéroport, les passagers du vol en provenance de Paris sortent au compte-goutte. Une demi-heure passe et pas de Sandrine à l'horizon. Que se passe-t-il ? L'aéroport Jean Lesage à Québec est pourtant tout petit, donc, aucun risque de se louper. 16h, toujours rien. Ce n'est que vers 16h30 qu'enfin, une petite brune qui répond tout à fait au signalement passe la porte... l'air un peu blasé. A croire que les agents de la douane canadienne réservent un accueil tout particulier aux Français (souvenez-vous de notre arrivée en novembre). Voici ce qu'il s'est passé.
Tout d'abord, il a fallu qu'elle patiente plus que de raison dans une file d'attente immense ; deux guichets de douane seulement pour accueillir tous ces voyageurs, c'est un peu long. Ça l'est d'autant plus que c'est un véritable interrogatoire auquel ils sont soumis. Quand enfin vient le tour de Sandrine :
La douanière : Bonjour. Vous êtes là pour quoi ? Pour les études ?
Sandrine (impatiente de me voir) : Non, je viens voir une amie.
La douanière (un peu curieuse) : Elle habite où ?
Sandrine (étonnée) : A Québec
La douanière (encore plus curieuse) : Elle est française ?
Sandrine (un peu énervée) : Oui
La douanière (carrément chiante) : Elle est venue pour quoi ?
Sandrine (carrément énervée) : Pour suivre son mari qui travaille là.
La douanière (qui donne le coup de grâce) : Avez-vous apporté de la nourriture ?
Sandrine (trop honnête) : Oui (à ma demande, Sandrine avait accepté de nous ramener un met qui nous manquait fortement : un bloc de foie gras)
La douanière (sournoise) : Vous pouvez y aller.
Alors que Sandrine pense être enfin "libre", un second agent invite Sandrine à patienter aux côtés d'une autre passagère française venue également rendre visite à une amie expatriée mais qui n'avait rien à déclarer. Puis :
Le douanier : Vous avez du foie gras ?
Sandrine : Oui
Le douanier : Ouvrez votre valise.
Sandrine : J'ai pas le cadenas de ma valise.
Le douanier (très serviable) : Pas de soucis, je vais vous le couper.
Soumise, Sandrine tend le foie gras au douanier pour qu'il le voit. Il constate qu'il s'agit d'un produit qui n'est pas fait maison et qui ne contient pas de bœuf, mais en mi-conserve. Et là, c'est le drame. Le foie gras a fini officiellement à la poubelle, officieusement dans la poche du douanier. Voilà ce qui arrive quand quelqu'un tente d'introduire du foie gras mi-conserve sur le territoire canadien ! Enfin, comble du comble, sur le "reçu" que le douanier a remis à Sandrine est inscrit la mention "pâté mi-conserve". No comment.
Tandis que l'autre passagère française se faisait retourner sa valise pour vérifier si elle n'avait vraiment pas oublié de déclarer quelque chose (du pâté, par exemple), le douanier a informé Sandrine qu'il était heureux qu'elle ait été honnête ; sans quoi, c'est avec une amende qu'elle commençait son séjour et c'est sans foie gras qu'il commençait son souper.
La morale de cette histoire: si vous avez dans l'idée de nous ramener foie gras, champagne, fromage... et même si vous avez la malhonnêteté de ne pas les déclarer, oubliez. Il y a des chances que ce soit les douaniers que vous régaliez.
Au fait, Sandrine est bien arrivée, tout se passe bien et elle est contente d'être ici.
samedi 12 avril 2008
Tout ça pour du pâté !
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